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DANS LA PEAU DU REFUGE DE ROUEN (1)

"Petit guide de survie à l’usage du bénévole" par Alain Lambert (article du 15 novembre 2015)

Dans un refuge, ne dites jamais qu’un « bénévole travaille » car le travail est plutôt une activité rémunérée. En théorie, un bénévole agit. Il agit pour la meilleure des causes : celle qui consiste à « vouloir le bien ». Certains responsables d’associations vous diront que, parfois, le bénévolat a bon dos et qu’un bénévole peut se mêler de tout et faire n’importe quoi sous prétexte qu’il n’est pas payé. Pourtant, il existe des refuges d’exception qui réussissent à créer une véritable osmose entre le travail de salariés motivés et l’action de bénévoles de qualité. C’est pour cette raison que le JPA a décidé de se mettre dans la peau d’un bénévole et de parcourir le pays pour les trouver…

A la recherche du refuge exemplaire ! (1.La S.N.P.A de Rouen)

Le refuge-fourrière de Rouen, un chenil dans la ville !

La SNPA de Rouen m’a paru être un bon endroit pour commencer ma quête du refuge exemplaire puisqu’elle est à trente kilomètres de la résidence de ma belle-mère. Faire du bénévolat me donnera un excellent alibi pour prendre l’air.

Le chenil est situé à deux pas, un signe qui ne trompe pas, de l’endroit où on a brûlé ma payse Vosgienne, Jeanne la pucelle. Il est situé sur l’île Lacroix en plein centre de Rouen. Si cela se passe mal, c’est promis, le Président de la Société Normande de Protection des Animaux pourra me faire condamner sur la place du marché comme Jeanne d’Arc en 1431 l’a été. Bâti entre les deux guerres sans jamais être déplacé, il n’est pas posé au bout d’une route caillouteuse, sous une ligne à haute tension ou à côté d’un centre d’incinération. C’est un chenil en pleine cité comme celui de Gennevilliers. D’abord au milieu des herbes folles, il n’a pas tardé à être entouré par des maisons puis par toutes sortes de constructions. Aujourd’hui, il trône tel un monument à la gloire des chiens au milieu des habitations. Observer la présence canine dans la ville est un de mes passe temps préféré c’est pourquoi j’ai eu envie d’y poser un pied (photo).

Principe n°1 : Etre patient

Ce n’est pas pour rien que la majorité des bénévoles actifs dans les associations est constituée de retraités. Pour faire du bénévolat, il faut avoir du temps libre. Dans un refuge, il y a de longs moments d’attente et quelques minutes importantes. Je le savais en entrant, pour être bénévole, il faut savoir être patient. Cette règle s’applique dans toutes les SPA de France. N’attendez pas que la personne de l’accueil vous saute dans les bras parce que vous souhaitez visiter les lieux. Un refuge n’est pas un zoo et vous n’êtes ni le premier ni le dernier à passer. Quelques minutes avant vous, il y avait peut-être une personne qui (aban)donnait son chien parce qu’elle avait changé de canapé. Forcément le sourire va être crispé !

A Rouen, la zone d’accueil est bien délimitée puisque les agents sont, comme dans une gare, derrière des vitres sécurisés.

Principe n°2 : Faire preuve d’humilité

Pas la peine d’annoncer fièrement que vous souhaitez faire une bonne action pour le refuge. Les sauveurs du dimanche et les donneurs de leçon, les SPA en voient souvent. Au stade de l’accueil, la narration de vos expériences aura autant d’effet sur la mémoire du personnel qu’un pet sur une toile cirée. Mieux vaut, d’ailleurs, laisser au placard vos grands projets, le quotidien d’un refuge est fait d’une multitude de petits riens. L’essentiel est d’apporter une compétence, même minime, qui pourra bénéficier à la vie des animaux (dans mon cas, je propose de faire des portraits photos qui pourront, je l’espère, faciliter l’adoption des animaux). Le mieux est de vous présenter humblement et d’attendre qu’un responsable daigne vous accorder quelques instants d’attention.

Principe n°3 : Rencontrer la "tête pensante" du refuge

Avant de proposer vos services, il est indispensable d’avoir une conversation avec celui ou celle qui dirige la structure afin de connaître la politique de la maison. Dans un refuge, il y a toujours un patron. Il faudrait plutôt dire « une patronne » car l’univers des SPA est très majoritairement féminin. Dans les associations de protection animale, il y a souvent des femmes opiniâtres qui sont plus courageuses que bien des garçons.

A Rouen, chose rare, c’est un homme qui dirige. Il s’appelle « Monsieur Bénard », même quand il n’est pas là. Il suffit d’écouter les paroles du personnel pour savoir que le prénom de ce responsable est « Monsieur » et pas « Michel » ! C’est dire que cela ne rigole pas ! Il suffit de poser une question aux agents animaliers pour entendre la réponse mille fois répétée : « Faudra demander à Monsieur Bénard ! »

Michel Benard est un retraité qui occupe « bénévolement » le poste de secrétaire au CA de l’association. La tenue soignée du « secrétaire général » montre bien que faire du bénévolat dans un refuge ne consiste pas pour lui à sortir des chiens ou à nettoyer des cages. Chacun ses talents ! Le sien consiste sûrement à mettre son sens de la direction au service de l’association. Dès qu’on le rencontre, on comprend qu'il gère la SNPA, du lundi au vendredi, comme un chef d’entreprise.
Et pourquoi pas ? Certains refuges manquent cruellement d’organisation. D’ailleurs, la SNPA de Rouen n’est pas qu’un refuge. Elle propose un service de fourrière* à 60 communes aux alentours. Pour une association de protection animale, cette fonction est une source de revenus non négligeable puisque les villes payent pour ce service. Rien de répréhensible pour autant à condition que cette fonction ne nuise pas aux objets d’une SPA qui consiste normalement à accueillir (pas à détenir) des animaux.

En bon dirigeant, Monsieur Benard est conscient de l’importance du numérique. C’est pourquoi, il a créé un site internet où tous les animaux sont photographiés (par ses soins) et répertoriés (www.snpa-rouen.com). C’est une initiative qu’il faut louer. Il accepta ma proposition qui consistait à photographier les chiens du refuge pour les mettre en avant sur le site du JPA (Galerie photo du JPA). Rendez-vous fut pris pour “après les grandes vacances, quand j’aurais tous mes agents pour sortir les chiens...” Une réponse favorable qui m’étonna pourtant. Pourquoi ne pouvions-nous pas les photographier plus tôt en demandant à des bénévoles de sortir les chiens ?

Principe n°4 : Observer les animaux et les installations

En visitant le refuge, j’ai constaté que la tête pensante de cette SPA normande mettait un point d’honneur à ce que le chenil soit bien entretenu. Les gamelles sont accrochées au cordeau. Les sols bétonnés régulièrement nettoyés. Les 120 boxes sont numérotés. Il est possible de le visiter sans être accompagné (sous l’œil inquisiteur d’une caméra vidéo). Chaque cage est fermée à clef (on n'ose pas imaginer les conséquences en cas de feu ou d’inondation !). Les directives pour les adoptants potentiels sont explicites : une suite d’interdictions qui laisse au visiteur une autonomie proche de zéro. Rien à voir avec le joyeux bazar qu’on peut trouver dans certaines SPA. L’établissement de Rouen est à l’image du personnage : propre sur lui, bien organisé mais pas franchement chaleureux malgré le soleil de l’été. En hiver, cela doit être pire puisque les boxes ne sont pas chauffés. Une situation étonnante puisque l’association est propriétaire du terrain et des locaux depuis plus de 80 ans (un joli patrimoine immobilier) et qu’elle dispose (selon la presse) d'au moins trois millions d’euros en banque…

Ce qui est marquant c’est qu’il n’y aucun animal en dehors des boxes. Pas la moindre “mascotte”, pas le moindre vieux chat assoupi dans un bureau. Les seuls animaux qui ne sont pas enfermés sont sur les dessins ou les photos qui décorent les couloirs. Autant dire qu’un chien ou un chat qui entre dans la SNPA de Rouen n’aura pas l’occasion de se sentir en liberté pendant son séjour, pour le comprendre il suffit d’en faire le tour. Vu le manque de place, aucun espace n’est utilisé pour permettre aux chiens de se dépenser. Il n’y a pas de parc de détente pour les animaux qui peuvent passer des mois (voir des années pour certains*) dans ce refuge-fourrière *. Il existe bien une cour intérieure mais elle est utilisée, entre autres, pour garer le véhicule du directeur …

Principe n°5 : Adhérer à l’association

Etre bénévole ne doit pas empêcher d’avoir les pieds sur terre. Lorsqu’elles ont des moyens financiers, certaines associations protégées par l’appellation « à but non lucratif » attirent parfois des personnes intéressées par tout autre chose que le bien être des animaux. Pour éviter cette dérive, il est préférable d’être adhérent de la structure dans laquelle vous souhaitez faire du bénévolat. Cela vous permettra de consulter les statuts, le règlement intérieur et le bilan financier de l’association.
Je me rendais, donc lors de ma deuxième visite, le samedi 22 août 2015 à l’accueil du refuge pour demander un formulaire d’adhésion à la Société Normande de Protection des Animaux. Ma surprise fut grande quand j’entendis la réponse embarrassée de la secrétaire : « Je suis désolée mais ici on ne peut plus adhérer à l’association sans être parrainé par les membres du conseil d’administration ! » Une phrase qui fut accompagnée d’une autre qui pour le coup ne m’étonna pas du tout : « si vous voulez en savoir plus, il faudra demander à Monsieur Bénard ! ». Le secrétaire général ne travaillant pas le week-end, je me promis de poser une question sur ce sujet le jour où je ferais mes prises de vues.

Principe n°6 : Respecter les salariés

Les rendez-vous furent pris pour faire les photographies : les 19, 22 et 29 octobre 2015 aux horaires d’ouverture du chenil l’après-midi. Le lundi 19 octobre à 14 h tapantes, je me présentais avec mon matériel photo. Un salarié ouvrit la porte et me dit goguenard : « Pour les photos, ça va pas être possible. Monsieur Benard n’est pas là ! Il est parti déjeuner avec le Président de l’association ! ». Le mieux est, dans ce genre de situation, de ne pas en vouloir au salarié et de penser au principe numéro 2 précédemment énoncé.
Parfois les salariés sont les mal-aimés de la protection animale, certains bénévoles les accusent de gagner de l’argent « sur le dos des animaux ». Rien ne me désole plus que cette façon de penser, tout du moins quand il s’agit des agents animaliers. Pour un salaire de misère, ils font souvent le travail que des bénévoles ne savent ou ne veulent pas faire. Sans eux, la plupart des refuges fonctionneraient au ralenti quand il fait moche, froid ou nuit. De plus, faire le nettoyage d’un chenil de manière approfondie n’est pas à la portée de n’importe qui. Il y a des procédures à respecter pour que les animaux vivent dans de bonnes conditions sanitaires. La profession d’agent animalier a particulièrement évolué ces trente dernières années. Pendant la période économique faste de l’après guerre, les refuges avaient du mal à trouver des salariés. Le ramassage des crottes et le nettoyage des cages rémunérés pour des clopinettes ne faisaient pas recette. Souvent, les agents salariés étaient des personnes sans formation qui avaient eu des difficultés à trouver un travail plus conventionnel.
Depuis les années 1990, la donne a changé. La création d’une filière professionnelle dans le monde du chien (bac pro élevage, bp éducateur canin,...) et l’évolution du militantisme animal apportent un sang neuf dans l’univers des SPA. On trouve, de plus en plus, dans les refuges des salariés qui ne limitent pas leur travail au fait de nettoyer les cages. Certains sortent les chiens pour les éduquer. D’autres ont des compétences techniques ou artistiques qui peuvent être extrêmement bénéfiques au fonctionnement du refuge.


A Rouen, il y a 7 salariés dont 5 agents animaliers. Dans un établissement de cette taille, vu leur nombre limité, leur tâche est principalement dédiée au nettoyage du chenil, de la chatterie et de l’infirmerie. Ils doivent également entrer les animaux dans les cages, les nourrir et les sortir pour les présenter à des adoptants éventuels. La SNPA faisant fourrière, pour améliorer la (petite) paye, les agents les plus âgés se font également un plaisir de rendre les chiens perdus aux personnes qui viennent les récupérer… Lors d’une mes prises de vue, je demandais a un salarié si un bénévole pouvais aider à sortir les chiens pour les photographier. J’eu une réponse sans appel : « les bénévoles, ils sont comme tout le monde, ils travaillent pendant la semaine ! » … Du coup, une question cruciale doit-être posée : A la SNPA qui sort les chiens pour leur donner de l’exercice ? …

Principe n° 7 : Rencontrer les autres bénévoles

Comme je l’ai déjà dit, pour nous, un bon refuge c’est souvent l’équilibre parfait entre le travail de salariés concernés et l’action de bénévoles biens encadrés. Il est donc judicieux de les rencontrer pour se faire une idée sur le fonctionnement de l’association.
A Rouen, c’est difficile car il n’y en a pratiquement pas. Pas la peine de se lever de bonne heure puisque les horaires de promenades sont limités à quelques minutes dans l’après-midi. Comme le précise « l’acte d’engagement du bénévole » publié par l’association : « les promenades s’effectueront sur les quais, le long de la Seine, les après midi. Aucune sortie n’aura lieu le matin, ni les jours de pluie. Les promenades n’excéderont pas 15 minutes et s’effectueront entre 14 heures et 17h (ou avant la tombée de la nuit) ». On sent bien dans les écrits de la SNPA que les promenades de chiens ne sont pas du goût de la direction. Il faut répéter ici que plusieurs immeubles sont situés à quelques mètres du refuge.
En 2013, un conflit important a opposé le conseil d'administration à une équipe de bénévoles menés par Richard Castel un administrateur de l’association. Ce dernier ayant écrit ou tenu des propos outranciers envers la direction, il a été condamné pour diffamation.
Mais sur le fond qui avait raison ? Les bénévoles ? La direction ? Un peu des deux ? Peu importe ! Le résultat de ce conflit est qu’aujourd’hui, les chiens de la SNPA peuvent rester des mois dans ce refuge sans prendre le moindre exercice. Les paroles de Michel Benard sont révélatrices : « Tous les chiens du refuge aboyaient à longueur de l’après midi, ce qui aurait fini par causer un problème de voisinage ». A l'évidence, le « secrétaire général » se positionne plus comme un directeur de fourrière que comme un directeur de refuge.

Quelques articles de presse :

La SPA se défend de mal accueillir les animaux ! NORMANDIE ACTU 11/02/2013

"Le conflit se poursuit!"PARIS NORMANDIE 27/08/2013

"la SNPA règle ses comptes au tribunal !" PARIS NORMANDIE 12/10/2013

Le Conflit vu par la SNPA

"De nouveaux pensionnaires arrivent chaque été à la SNPA à Rouen !" PARIS NORMANDIE 10/08/2015

Principe n°8 : faire un constat (pour revenir ou pas)

Cinq visites de plusieurs heures ont permis de faire un constat amer. La vie des chiens de ce "refuge" est celle d’une fourrière. Les boxes correspondent à peine aux conditions sanitaires de ces établissements qui gardent les chiens au maximum huit jours. Les réglementations imposées par la loi qui permettent de détenir des animaux sont-elles suffisantes pour un établissement censé « accueillir » les chiens et les chats après la période de fourrière ? A la SNPA de Rouen, les animaux sont nourris à leur faim et suivis par des vétérinaires mais la détention des chiens pendant des mois sans disposer du moindre parc de détente et sans bénévole (ou presque) pour les promener est-elle acceptable ? L’enfermement prolongé d’un animal dans un espace confiné n’est-il pas un mauvais traitement ? Ce fonctionnement est-il digne d’un organisme qui porte le nom de Société Protectrice des Animaux ? Voilà, peut être, des questions que le conseil d’administration de la SNPA devrait se poser.

La position du chenil en plein centre de Rouen est bénéfique pour faire venir facilement des adoptants mais elle dessert les chiens qui sont rarement sortis par peur de créer des nuisances sonores. Comme si cela ne suffisait pas le fonctionnement en circuit fermé la SNPA (avec son système de cooptation des adhérents par le conseil d’administration) cultive une opacité inquiétante. Les nouveaux adhérents et bénévoles ne sont pas les bienvenus. Il est clair que la direction actuelle ne souhaite pas communiquer sur son fonctionnement interne et sur ces moyens financiers.

Il y a encore plus inquiétant. Chaque mois, selon son secrétaire général, environ 40 chiens sont placés par l’association. C’est insuffisant puisque « La SNPA reçoit chaque année environ 1300 chiens et 900 chats » comme le précise son site internet. Il suffit d’une soustraction pour en déduire que dans ce refuge fourrière, des euthanasies doivent se pratiquer. Pour savoir combien d’animaux y sont « endormis » il faudrait pouvoir accéder au compte rendu d’activités ce qui est impossible sans être adhérent de l’association.

Pour toutes ces raisons, la SNPA de Rouen est très loin de correspondre à la définition que nous nous faisons du refuge exemplaire. Que cela ne vous empêche pas pour autant d’aller y chercher un des chiens qui sont là depuis trop longtemps ! Pour le reste, il n’est pas interdit de rêver ! Vu ses moyens financiers, l’association ouvrira un jour, peut être, ses portes à des bénévoles motivés dans un nouveau refuge avec des boxes chauffés et des grands parcs de détente pour ses protégés ?

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Vos réactions

Par texte, le 03-11-2016

par simonne le 3-11-2016

je suis très triste de constater ce qui se passe d'autant plus que j'ai connu une autre réputation de ce refuge malheureusement il y a quelques années hélas les dirigeants ne sont plus là .
Le bénévolat ne suffit pas , la preuve est là
je souhaite que la nouvelle administration tienne compte du constat affligeant au plus vite

Par mayu, le 20-10-2016

Mon dieu! Ce n'est pas un refuge, c'est le goulag, pour les chiens, les salariés et les bénévoles!!! C'est sinistre et pas du tout de l'idée qu'on se fait d'un refuge!!! Comment choisir un chien, comment le connaître ? Comme ils doivent être tristes! Vous êtes sur du nom société normande de protection animale ce n'est pas plutôt société normande de détention animale ?

Par Emma_Dom, le 15-06-2016

Triste état des lieux que vous faites mais qui reflète une réalité toute aussi navrante.
Il est clair que détenir des chiens dans les conditions que vous décrivez, sans avoir accès à un minimum d'exercice est, sans aucun doute, une forme de maltraitance et je pense pouvoir dire qu'ils ne se sortent pas indemne d'un tel endroit. Entre le refuge "comme à la maison" et ce centre concentrationnaire il y a un juste milieu qui devrait être possible : encore faut il en avoir le désir. Cela me fait penser à ce que m'a dit un jour mon vétérinaire